Couteaux santoku : une version japonaise du couteau de chef ?
Mais il faut savoir que dans le domaine culinaire, le savoir-faire et la technique ne suffisent pas pour préparer des recettes aussi succulentes qu’esthétiques. Il est primordial de bien s’équiper et dans cette optique, les couteaux tiennent une place importante. Que ce soit pour émincer, hacher ou couper, ils sont inégalables. Les modèles sont également nombreux, mais les plus utilisés par les professionnels de la restauration sont : les Santoku, les couteaux de chef et les couperets. La question ainsi se pose : qu’est-ce qui différencient ces ustensiles ?
Le couteau de chef : pour la découpe en tranche fine
Originaire d’Allemagne, le couteau de chef est un couteau qui se caractérise par une longue lame de 20 cm. Les modèles de 16 cm de long sont classés dans la catégorie des petits couteaux de chef. Quoi qu’il en soit, ces deux versions embarquent une lame incurvée vers le haut pour former une pointe. Cette dernière peut être lisse ou dentelée selon les préférences de chacun. Indispensables en cuisine, les couteaux de chef se montrent incomparables pour découper finement de gros morceaux de viande et des légumes. Leur lame assez longue et fine peut également servir pour lever un filet de poisson sans endommager les nerfs.

Le Santoku : le choix de la finesse et de la légèreté
À première vue, l’on pourrait penser que le couteau de chef et le couteau Santoku sont un seul et même modèle. Mais bien que tous deux soient conçus à partir d’un assortiment de matériaux pour ne citer que l’inox et la céramique, il s’agit de deux couteaux totalement différents.
Santoku, originaire d’Asie, signifie au sens littéral du terme : trois usages. Ce qui veut dire qu’il répond à trois tâches précises dans la préparation culinaire : découper, trancher et hacher. Il se démarque de par sa lame plate dépourvue de pointe. Cette configuration lui permet ainsi d’assurer une coupe nette en un seul passage. Le Santoku se reconnaît également par son biseau. Si le couteau de chef se caractérise par un double biseau, le couteau Santoku n’en dispose que d’un seul. Ainsi, pendant l’aiguisage, il est possible de créer un angle plus petit pour obtenir une lame beaucoup plus tranchante.

Le couperet : un allié incontestable des bouchers
Le couperet est une tout autre catégorie de couteau de cuisine. Il se distingue d’un Santoku et d’un couteau de chef de par sa lame épaisse et large. Cette configuration lui permet de venir à bout d’un morceau de viande congelé sans pour autant rompre, ce qui en fait le meilleur allié des bouchers. Il est également utilisé en cuisine pour désosser une carcasse et écraser des gousses d’ail.

Couperet, couteau de chef et Santoku : quel est le meilleur choix ?
Ces trois types de couteaux ont chacun leur spécificité. Si les couteaux de chef utilisent la méthode du balancement pour une découpe parfaite, le Santoku est plus léger, rapide et efficace. La lame fine qui ne s’incurve qu’à proximité de la pointe lui permet de réaliser des tâches de précision pour un rendu plus esthétique de la découpe. En ce qui concerne les couperets, ils s’adressent le plus souvent aux aliments durs. Votre choix devra ainsi se baser en fonction de vos besoins.